Tonton, Je n’aurai jamais assez de temps, ni assez de mots, pour décrire tout ce que tu représentais pour moi, pour nous.
Mais à travers quelques souvenirs, je vais essayer de te rendre hommage… et de dire à quel point tu comptais.
Tu as toujours été bien plus qu’un tonton.
Tu étais mon second papa.
Cet été encore, tu m’as dit que tu étais fier de moi.
Et ce moment restera à jamais gravé dans mon cœur.
Tu étais celui avec qui on partageait tout : les discussions, les débats à table, les blagues du jour, les rires qui finissaient toujours par gagner toute la pièce.
Et bien sûr… les fameux : « T’as pas 10 euros à me prêter ? MJe te les rends après ».
Avec toi, la vie avait le goût de la simplicité et de la joie.
Au Portugal, notre terre, notre repère, tu transformais chaque journée en fête.
La musique, le fado, ta guitare toujours à la main… c’est toi qui nous as transmis tout ça.
On était ton fan club, et on criait toujours : « Vas-y Tonton ! » à chaque fois qu’on t’entendait chanter devant une salle comble. Dans les rues du Bairro Alto, on marchait avec toi comme on marcherait avec quelqu’un qui appartient au quartier.
Parce que c’était vrai : tu faisais partie de ces ruelles, de ces murs, de ces nuits pleines de fado.
Tu chantais là-bas depuis toujours, dans tous les endroits où la musique vit vraiment.
Et entrer à Tasca do Chico avec toi, c’était un privilège.
On sentait qu’on partageait quelque
chose d’unique, quelque chose de beau, juste parce qu’on était avec o senhor Vítor.
Nous étions fiers d’être ta famille. Tu sortais parfois tous les soirs, et rentrais après nous, d’ailleurs cet été, je t’avais dit en rigolant : « Ça suffit maintenant, je vais te mettre un couvre-feu ».
Tes ribanes venues de Chine au lieu de Ray-Bans…
Tes petits tours dans le frigo en pleine nuit…
Et bien sûr, ta fameuse paella que personne n’égalera jamais…
Et cette chanson espagnole, poron pom pom pêro pêro, qui a fait danser toute mon enfance…
Toutes ces scènes nous reviennent comme un film qu’on connaît par cœur, et qu’on n’oubliera jamais. Nos moments de folies « família maluca » sans toi, nos étés ne seront plus jamais les mêmes.
Et puis il y a Mayssane.
Elle, qui te considérait bien plus comme un grand-père que comme un grand-oncle.
Elle a choisi Lisbonne pour son Erasmus, parce que, grâce à toi, elle avait envie de comprendre plus profondément nos racines.
Elle voulait aller t’écouter chanter avec ses amis, elle était si fière de toi.
Et elle avait encore tant de choses à apprendre de toi.
Tu étais partout, dans les rires, dans la musique, dans les soirées qui n’en finissaient pas.
Tu étais la vie pleine et entière.
Et aujourd’hui, ton absence laisse, un trou béant dans nos cœurs.
Je pourrais parler de toi pendant des heures…
Mais je veux juste te dire ceci :
Merci pour tout ce que tu as été.
Merci pour tout ce que tu nous as donné.
Merci pour ta générosité, ta lumière, ta musique.
Merci pour l’amour, pour la famille, pour la joie.
Continue de jouer là où tu es, avec ta guitare, comme tu l’as toujours fait.
Tu vas nous manquer, tellement.
Mais tu resteras avec nous, à travers tout ce que tu nous as laissé. Je t’aime tonton
Sandra